L'Olympiapark de Munich redevient une arène de biathlon ce week-end, mais plusieurs des plus grands noms de la discipline seront absents. Lou Jeanmonnot et Quentin Fillon-Maillet font partie des têtes d'affiche qui ne participeront pas à la deuxième édition du festival Loop One de l'IBU, les 17 et 18 octobre. Plutôt que de disputer des super-sprints à ski-roues autour du lac olympique, ils s'en tiennent à leur plan d'entraînement initial, et l'entraîneur en chef des Français a ouvertement remis en question le format.
La France, la Tchéquie et la Suède amputées
La liste des absents est longue. Outre Jeanmonnot, championne olympique et tenante du classement général de la Coupe du monde, et Fillon-Maillet, la France se passe aussi de Camille Bened, Justine Braisaz-Bouchet et Oscar Lombardot. Ils participent au Summer Tour à Arçon, dans le Doubs, le même week-end, tandis qu'une partie de l'équipe de France se rend à Munich.
La Tchéquie manque elle aussi de noms de premier plan : Tereza Voborníková, Markéta Davidová et Tereza Vinklárková sont toutes absentes. La Suède doit composer sans plusieurs vedettes : Sebastian Samuelsson et Jesper Nelin sont forfaits pour cause de maladie, tandis que Hanna Öberg et Linn Gestblom, toutes deux enceintes, font l'impasse sur la saison.
La Norvège a fait le choix inverse. La fédération envoie onze biathlètes à Munich, dont presque toute l'équipe olympique.
« Ça n'a aucun sens »
L'entraîneur en chef de l'équipe de France, Stéphane Bouthiaux, n'a pas caché son scepticisme dans des propos recueillis par les médias norvégiens. Il a décrit Loop One comme un festival bien organisé, mais jugé que, d'un point de vue sportif, il était trop imprévisible et n'avait pas de sens. Il a aussi reconnu que la fédération française s'était sentie poussée par l'IBU à envoyer une équipe solide ; elle a donc ajusté ses plans et scindé le groupe.
Les critiques portent sur le format. Une soixantaine d'athlètes se disputent seulement 15 places en finale. Celui qui est éliminé en qualification aura voyagé plusieurs jours pour quelques minutes de course, et à une étape cruciale de la préparation de la saison. Beaucoup de grands noms estiment que la date d'octobre est mal placée dans le calendrier.
BiathlonBiathlon français : sept hommes pour cinq places en Coupe du monde à GeiloPerrot et Vittozzi de retour pour défendre leur titre
L'événement ne manque pourtant pas de têtes d'affiche. Les vainqueurs de l'an dernier, Éric Perrot et Lisa Vittozzi, reviennent pour défendre leur titre, et l'équipe féminine du pays hôte compte notamment Janina Hettich-Walz, Vanessa Voigt, Julia Tannheimer et Johanna Puff. La première édition avait attiré quelque 50 000 spectateurs à l'Olympiapark, et l'entrée sur le site du festival est de nouveau gratuite.
Les athlètes s'élancent sur une boucle de 1,8 kilomètre, avec un pas de tir à 50 mètres installé près du lac olympique. Les séries de qualification comportent deux tirs, les finales quatre, avec qualification et finale pour les femmes comme pour les hommes chaque jour. Johannes Thingnes Bø et Dorothea Wierer figurent parmi les invités, Bø participant aussi aux animations « Biathlon4All » destinées aux enfants et aux jeunes.
La chaîne allemande ARD diffusera les épreuves de 15 h 30 à 17 h, heure locale, le samedi comme le dimanche, avec des diffusions en direct sur Eurosport. La Coupe du monde proprement dite s'ouvrira ensuite le 26 novembre à Kontiolahti, en Finlande, où l'on verra si faire l'impasse sur Munich était le bon choix pour Jeanmonnot et les autres absents.



