Perrot solide, battu d'extrême justesse par Strelow
Éric Perrot n'est passé qu'à trois secondes de la victoire dimanche au M4Energy City Biathlon de Dresde. Le Français a terminé deuxième du mass-start masculin de 13,8 km, battu par l'Allemand Justus Strelow (33:36), qui remportait ainsi le premier succès allemand sur cette épreuve depuis douze ans. Perrot, auteur de trois erreurs au tir, a longtemps cru pouvoir dépasser le natif de Saxe dans le sprint final, mais Strelow a tenu bon. L'Italien Lukas Hofer a complété le podium à seulement 0,5 seconde de Perrot — l'une des arrivées les plus serrées de la saison estivale.
Pour Perrot, ce deuxième rang vient confirmer la progression observée depuis les Jeux olympiques de Milan-Cortina. Techniquement propre sur skis et de plus en plus fiable sur le stand, le Savoyard a démontré qu'il pouvait lutter pour la victoire face aux meilleurs mondiaux dès la préparation estivale. Trois misses restent néanmoins un volume à réduire si l'objectif est de triompher dans des conditions aussi serrées. À noter que ses compatriotes allemands Philipp Horn et Philipp Nawrath ont terminé quatrième et cinquième, illustrant la profondeur actuelle du DSV.
Braisaz-Bouchet contrariée par le tir debout
Dans l'épreuve féminine (11,5 km), Justine Braisaz-Bouchet a vécu une après-midi plus difficile. La championne olympique en titre a terminé sixième, à plus de trente secondes de la gagnante tchèque Tereza Vobornikova, auteure d'un sans-faute absolu avec 20/20 au tir. Les problèmes de Braisaz-Bouchet ont débuté lors de la première séquence debout, où elle a laissé des cibles debout, la contraignant à des tours de pénalité qui ont mis fin à ses ambitions de podium. L'Autrichienne Anna Gandler a pris la deuxième place devant l'Italienne Lisa Vittozzi.
Malgré cette contre-performance, le staff technique français ne tirera pas de conclusions définitives d'un événement exhibition disputé dans un format hybride inédit — Le Mans au départ, boucles de pénalité au lieu de tirs supplémentaires. Reste que la maîtrise du tir debout demeure le point de vigilance numéro un pour Braisaz-Bouchet à l'approche de la saison régulière.
Ce que cela signifie pour la saison 2026–27
Avec l'ouverture de la Coupe du monde prévue fin novembre à Kontiolahti, les équipes de France n'ont que quelques semaines pour affûter leurs points faibles. Le passage à Dresde a fourni des données précieuses : Perrot est en forme et capable de jouer la gagne, tandis que le tir de Braisaz-Bouchet sous pression reste un chantier ouvert. La prochaine échéance internationale majeure pour les biathlètes français sera le stage de rentrée prévu en haute altitude en Norvège, avant les premiers sélectifs de Coupe du monde de l'automne. L'horizon reste prometteur, à condition d'ajuster les détails que Dresde a mis en lumière. Le prochain grand rendez-vous international pour les biathlètes tricolores sera l'ouverture de la Coupe du monde fin novembre à Kontiolahti, en Finlande.